> Us et coutumes
L’origine complexe du peuple malgache a créé des coutumes diverses et particulières. En dépit des nombreuses configurations ethniques et des notions de clans, le pays véhicule un même langage et la croyance à la puissance des ancêtres défunts est répandue à travers toute l’île.

Bien que la croyance traditionnelle manifeste l’existence d’un seul Dieu, omniprésent et omnipotent portant le nom d’ « Andriamanitra » (Le Seigneur Parfumé) ou celui d’ « Andriananahary » (le Seigneur Créateur), c’est plutôt vers les ancêtres divinisés ou « Razana » que se portera son culte. Le culte des ancêtres est une célébration de la « Science de la vie», car les défunts sont porteurs de pouvoir et sont défenseurs de la vie sur terre, matérielle autant que spirituelle. Chaque ancêtre garde son individualité et ses attaches familiales. Son pouvoir est révélé à travers des « Ordres sacrés » qui dictent l’organisation politique, culturelle, médicale de la famille ou de la communauté.

La croyance considère que certains sinistres tels que les accidents, les maladies sont les conséquences d’un manquement au culte des ancêtres. C’est une justice infligée par ceux-ci pour avoir violé un « Fady » (Tabou), par exemple. A chaque grande occasion marquant la vie (construction d’une maison ou d’une pirogue, d’une mariage, etc…), le « Razana » sera consulté, invoqué. Des animaux (poulets, zébus) ou des aliments (rhums, miel, etc…) seront alors offerts en sacrifice ou en libations. Pour citer à quel point cette pratique est ancrée profondément dans toutes les strates sociales, le vol inaugural du Boeing 747 de la compagnie nationale Air Madagascar a donné lieu à un sacrifice de zébu afin d’assurer longue vie à l’appareil ainsi qu’à ses passagers.

En dehors de la religion traditionnelle, Madagascar compte environ 50% de chrétiens qui se repartissent à travers quatre (04) grandes églises ainsi que 200'000 musulmans, surtout implantés sur le côte ouest et dans la capitale.

La mort, pour la religion traditionnelle malgache, marque le passage du rang d’être humain au rang d’ancêtre (Razana). Ce dernier dominera d’un autre monde les générations nouvelles qui le craindront et l’honoreront à leur tour. Trois (03) cérémonies importantes accompagnent la mort. Il s’agit des funérailles, du « Famadihana » (exhumation ou retournement) et des sacrifices. Bien entendu, les formes que peuvent prendre ces cérémonies sont différentes suivant les régions et nous ne citerons que certaines de ces pratiques.
  • Hauts plateaux
    • Antananarivo
      • Alahamadibe
      • Famorana
    • Fianarantsoa
      • Volambe Tohaka
      • Rivoekembahoaka (Retournement des morts)
      • Havoria
      • Savika
      • To-laza ou voapora ou Fora-zaza
  • Sud
    • Sorombe Ampasimanoro Firanga
    • Tonitany
  • Nord
    • Id-ul-filtr (fête musulmane)
    • Fisehagna
    • Fanompoam-be
    • Famodiagna varavargna
    • Fanamborana Dady Moasy
    • Ziara
    • Tsanga tsainy
    • Fagnabigniafgna varavaragna
    • Malidi nabi ou Fanodidy (Fête musulman)
    • Vangy Tany Manintsy
  • Est
    • Petra-dango
    • Santa-bary
    • Joro vinany
    • Tsabo raha
    • Tody trano manara ou Dify Tranomanara
    • Famoahan-jaza andohan’omby ou Tody saotra
    • Joro Orana ou Joro Asarabe ou Asarabe Alakaosy ou Joro Vavarano
    • Sambatra
    • Malalajoro tanàna
    • Zara-fihinanana
  • Ouest
    • Fitampoha (Bain Royal)


>Arts et cultures
Les hira gasy, spectacles populaires de musique, de danse et de contes sont une tradition des hauts plateaux. La représentation est donnée par des troupes composées de 25 personnes au total dont dix-huit hommes et de sept femmes. Il s'agit, en fait, d'une compétition pour les meilleurs costumes et le spectacle le plus original, le plus émouvant ou le plus captivant. Le hira gasy commence par un kabary, discours généralement déclamé par un ancien respecté. Les membres de la troupe illustrent ensuite le message du kabary par des chansons et des danses acrobatiques accompagnées de la musique grêle des trompettes et des clarinettes. La flûte, le sifflet et divers instruments à cordes prêtent leurs sonorités aux danses et à la musique traditionnelle. Les accordéons, encore utilisés, témoignent pour leur part de l'héritage français. Paul Bert Rahasimanana, ou Rossy qui est probablement le musicien le plus célèbre de Madagascar. Dama, Rebika, Tearano, Tiana, Mahaleo, Njava, Tarika, ainsi que les groupes Fenoamby et The Justin Vali Trio mêlent des influences modernes au répertoire traditionnel.


La littérature malgache est apparue vers 1850, lorsque l'historien Raombana rédigea 8 000 pages racontant le règne de Ranavalona I. La littérature et la poésie modernes se développèrent dans les années 30 et 40, en particulier sous la plume de Jean-Joseph Rabearivelo. On peut citer aussi Jean Ndema, Rakotonaivo, Rainifihina Jessé, Emilson D. Andriamalala et, plus récemment, Raharimanana.

La tradition orale de l' « ohabolana » a donné naissance à de nombreux proverbes et dictons sages et spirituels, à l'image de celui-ci : " Ne nous amusons pas avec les caïmans : notre chair est succulente.



> Sites touristiques
Antananarivo (Tana)
Si elle a perdu une part importante de son charme avec le démantèlement du zoma (l'ancien grand marché du vendredi), "Tana" mérite le détour. De hautes et étroites maisons aux briques rouges effritées, aux toits en tuiles de terre cuite et aux balcons et volets de bois se dressent sur les 12 collines qui forment la capitale. Les lieux les plus animés sont l'Araben’ny Fahaleovantena ("avenue de l'Indépendance") et la Ville-Haute (Antaninarenina). Le marché Andravoahangy et le marché Pochard sont les lieux de prédilection des tailleurs de pierre, ébénistes, brodeurs et autres artisans. Le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza est l'occasion d'observer plusieurs espèces de ces sympathiques animaux que sont les lémuriens, mais aussi aigrettes, hérons, crocodiles et tortues. Il abrite également une grande variété de palmiers et plantes endémiques. Les ruines du Rova, l'ancien palais de la Reine Ranavalona 1re, détruit en 1995, surplombent Antananarivo.

Parc national de Ranomafana
Avec ses 12 espèces de lémuriens, 96 variétés d'oiseaux, ses geckos, caméléons et grenouilles à profusion, ce parc national des environs de Fianarantsoa (au centre du pays et au sud de Tana) séduira les amateurs de faune et de flore. Passez une journée à vous y promener et vous risquez fort de voir des makis à ventre roux, de propithèques à diadème ou des makis à front rouge. La nuit, vous aurez peut-être l'occasion d'apercevoir des avahi laineux, agiles et farouches, dont certains feront le chemin jusqu'à vous pour obtenir une banane. Orchidées, fougères arborescentes, palmiers et bambous géants complètent la visite de cet éden.

Parc national de l'Isalo
Ce superbe parc ouvert en 1999, voisin de l'Andringitra, moins fréquenté et tout aussi beau, menace de plus en plus de supplanter le parc de l'Isalo.
Ce parc alterne plaines herbeuses et corniches de grès érodées par le vent et l'eau jusqu'à créer un relief tourmenté où orbites, oreilles, nez et becs semblent curieusement se dessiner. De la balade d'une journée au trekking d'une semaine, le parc de l'Isalo (prononcer " ichal ") est idéal pour la marche à pied entre avril et octobre. Tombes Sakalava, canyons, rivière de sable, piscine naturelle, grotte des Portugais (elle aurait servi de refuge à des marins portugais au XVIe siècle), oasis et exceptionnelles formations rocheuses sont au programme de ce parc de 81 000 hectares que vous trouverez à 400 km environ au sud-ouest de la capitale.

Île Sainte-Marie
Envie de quiétude, de baignade et de sable blanc ? L'île Sainte-Marie vous attend. A l'est de la Grande île, cette longue bande de terre était naguère un repaire de forbans et de pirates. De nos jours, ses longues plages de sable bordées de cocotiers, de sa forêt tropicale et de ses récifs coralliens en font un lieu de villégiature idéal. Appréciée des plongeurs, Sainte-Marie est également le lieu d'un extraordinaire rendez-vous : celui des centaines de baleines à bosse qui viennent s'y accoupler ou mettre bas entre juillet et septembre.

Réserve des Tsingy de Bemahara
Classées par l'Unesco sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité, les étonnantes formations rocheuses des Tsingy de Bemahara couvrent une superficie de plus de 150 000 hectares, ce qui en fait le plus vaste site naturel protégé de la Grande île. Difficilement pénétrables, ces reliefs karstiques pointent vers les cieux un impressionnant dédale d'aiguilles acérées.
Seule ombre au tableau : les " forêts de pierre " des Tsingy sont difficiles d'accès pour les voyageurs indépendants.

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